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4 jeunes Montreuillois ont visité l’Afrique du Sud et en ont rapporté un film choc

Publié le 21 août 2026 | N°221

Les membres du comité jeunes du centre social Espéranto ont raconté leur incroyable expérience en Afrique du Sud à l’issue de la projection au Méliès, début mai, du court métrage qu’ils ont réalisé, De Montreuil à Cape Town.

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Rappelez-vous, Le Montreuillois les avait rencontrés en avril 2024, en pleins préparatifs avant un séjour en Afrique du Sud (lire LM 178 sur montreuil.fr). Séjour qu’ils avaient autofinancé et conçu de A à Z avec le centre social Espéranto, et le soutien de la CAF et de la municipalité, afin d’aller à la rencontre de ceux qui vivent les conséquences de l’apartheid.

Deux ans plus tard, les quatorze jeunes ont bien grandi et beaucoup à raconter. Fatima, Kahina, Sékou et les autres vibrent encore en évoquant leur séjour au Cap, les paysages à couper le souffle, le safari-photo qui leur a permis d’approcher des animaux sauvages, et la découverte d’une réalité dissimulée derrière la certitude que l’apartheid n’existe plus.

La prison de Mandéla

Après l’incontournable et émouvante visite du District Six Museum, qui explore un épisode fondateur de la ségrégation en Afrique du Sud, ils sont allés à Robben Island, l’île où se situe l’emblématique prison dans laquelle le militant anti-apartheid et futur président de la République sud-africaine Nelson Mandela fut emprisonné durant 27 ans.

Ils sont également allés à la rencontre des habitants de Bo-Kaap, quartier des minorités musulmanes, où la démarcation entre les riches et les pauvres est particulièrement visible. « On a vu que c’était encore la ségrégation, là-bas. On voyait des Noirs travailler, des Blancs consommer », rapporte Maro. Dans le film, un employé de l’hôtel témoigne, au risque de perdre sa place : « On dit que l’apartheid a été aboli. Ce n’est pas le cas. » Au fil des micro-trottoirs, un lien fort s’est noué entre les Montreuillois et la population pauvre de Bo-Kaap. « Toutes les personnes interrogées nous ont accueillis à bras ouverts », raconte Bintou, l’une des encadrantes.

De retour à Montreuil, les jeunes veulent aujourd’hui créer une association pour accompagner d’autres projets du même type. Comme souvent avec les voyages qui comptent vraiment, ils sont revenus différents.