Accompagner les adolescents en souffrance vers un rétablissement durable et joyeux

Publié le 09 septembre 2026 | N°223

L’hôpital de jour du centre de psychiatrie infanto-juvénile de l’établissement public de santé Ville-Évrard accueille une quinzaine d’adolescents plusieurs demijournées par semaine, pour leur proposer des activités collectives, des repas et des temps d’échange thérapeutique.

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Ouvert depuis deux ans, L’Aparté, l’hôpital de jour, ne fonctionne pas en vase clos. Il s’inscrit dans un parcours de soins plus large, aux côtés de la consultation pour adolescents (où tout le monde peut prendre rendez-vous, avec un délai d’attente de trois mois) et du centre médico-psychologique (CMP) installés dans le même bâtiment. Selon les besoins, d’autres partenaires du territoire peuvent également intervenir.

« L’orientation vers l’hôpital de jour se fait en fonction des besoins du jeune, de ses difficultés et de sa capacité à s’engager dans les soins », explique le docteur Bérengère Beauquier-Maccotta, cheffe de pôle du secteur 93I03 de Ville-Évrard.

DES ACTIVITÉS OUVERTES SUR L’EXTÉRIEUR

La fréquentation régulière de cet hôpital de jour créé et dirigé par le docteur Raphaëlle Debavelaere permet aux adolescents de nouer des liens de confiance avec différents professionnels et de multiplier les occasions d’échange. Une équipe de douze personnes, qui compte notamment deux psychologues, une infirmière, une psychomotricienne et deux éducateurs spécialisés, encadre des activités souvent ouvertes sur l’extérieur : théâtre, jardinage, visites à la ferme de Ville-Évrard, arts plastiques, éveil corporel, cuisine, écriture en musique et même un journal où sont publiés poèmes et dessins, grâce à des intervenants extérieurs et à des partenariats avec le café associatif Le Fait-tout ou l’association Récolte urbaine.

« Il s’agit d’adolescents en grande souffrance, souvent en difficulté dans le lien aux autres et même au monde, pour qui il est trop compliqué d’être scolarisé à temps plein », détaille la psychologue Leslie Bonnot.

« On travaille le dedans et le dehors, poursuit l’éducateur spécialisé Anthony Saury. On est dans le soin et, en même temps, on travaille l’aller vers l’extérieur. » Derrière les couloirs de l’hôpital de jour décorés de fresques réalisés par les jeunes, on trouve des salles d’activités, un « salon des jeunes », ou encore une « salle chill » équipée d’éclairages tamisés et de coussins moelleux qui offre un espace où les jeunes peuvent se recentrer et mieux gérer leurs émotions. « La prise en charge associe les familles et permet aux jeunes de conserver leur singularité et leur créativité, tout en leur permettant de trouver leur place pour faire société », conclut Leslie Bonnot.