Bénévolat. Actifs et engagés, les seniors montreuillois font tourner nos associations
Compétences, savoir-faire, expérience, mais aussi temps disponible : sansles bénévoles, nombre d’associations ne pourraient tout simplement pas fonctionner. À Montreuil, les seniors sont des centaines, sinon des milliers, à s’engager.
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Aux Restaurants du cœur, 80 % des bénévoles sont des seniors.
© Juliette De Sierra
Si le taux d’engagement associatif en France des plus de 65 ans est passé de 38 à 24 %* entre 2010 et 2025, leur rôle reste essentiel. « Je suis de la génération Coluche », explique Philippe Huygjues Des Étages. Retraité, cet ancien salarié de la finance avait envie de se tourner vers les autres : il a choisi Les Restos du cœur. Coresponsable du centre d’activité de la ville, dont environ 80 % des bénévoles sont retraités, Philippe commence ses journées à 6 h 30. « C’est du temps souhaité, non contraint, qui me nourrit relationnellement. Je fais moins de choses qu’avant, mais j’y trouve mon équilibre. Cette notion de liberté me convient. »
Que de chemin parcouru depuis 2020 pour Les Battantes et les battants de Montreuil, qui luttent contre le cancer ! L’association a notamment impulsé la création d’un réseau de santé pour les personnes de la commune touchées par la maladie. « Dans le feu de l’action, on s’est rendu compte qu’on était utiles », constate Régine Ciprut, cofondatrice de cette structure montreuilloise. Une fois l’épreuve du cancer surmontée, les actifs reprennent généralement le travail. Reste aux manettes un petit noyau de retraités, « ceux sans qui l’association n’existerait pas ».
Servir le collectif
L’engagement permet aussi aux retraités de continuer à mettre leurs compétences au service d’un collectif. Membre de l’UAPM (Union animation parc Montreau) depuis 46 ans, Micheline Travet profitait surtout des sorties. En 2016, cette amoureuse des chiffres s’est proposée comme trésorière, « ce qui a arrangé beaucoup de personnes ». Un rôle qui lui permet de « rester dans le coup ». Mais parce qu’elle juge que nulle n’est indispensable, Micheline forme déjà une trésorière adjointe. Une manière, aussi, de préparer la relève.
* Baromètre France Bénévolat 2025