Jeunesse
Campus jeunes de Montreuil. Un week-end d’échanges pour libérer la parole et découvrir des solutions ensemble
La quatrième édition du Campus jeunes réunira une centaine de Montreuillois dans le Loiret, du 27 au 29 juin. Un temps de détente, de jeux et d’échanges autour, cette année, du thème de la santé mentale. Participants et encadrants de cet événement nous ont fait part de leurs réflexions et attentes sur le sujet.
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« Je m’intéresse beaucoup à la question de la santé mentale, témoigne Lilly, qui participera au campus. J’ai commencé à ne pas aller bien dans la foulée du Covid. En parler avec des amis a permis de créer des “safe places” où l’on se sent écouté et compris. » Les jeunes qui participeront au campus se réjouissent de la libération de la parole, même si les difficultés demeurent. Atteinte d’un trouble bipolaire, Lydie estime ne pas avoir trouvé beaucoup de ressources ni de soutien sur son chemin.
Bénévole pour l’association Facettes, qui coanimera le campus, elle explique : « J’ai eu envie d’apporter mon expertise en tant que personne concernée, mais aussi en tant qu’habitante du 93, là où il y a beaucoup d’inégalités notamment en matière d’accès aux soins. Notre constat, c’est aussi qu’il n’y a rien pour l’avant et l’après. » Tous déplorent le manque de structures d’accueil.
« Il faudrait mettre en place des actions concrètes pour évoquer ce sujet abstrait, selon Emmanuel, 19 ans, comme pour l’éducation sexuelle, afin de faire en sorte que tout le monde parte avec les mêmes bases. » Étudiant en licence de mathématiques et informatique appliquées aux sciences humaines et sociales, il reconnaît subir énormément de pression à la fac. « La sélection en Master est pire que Parcoursup. Il faudrait que les profs soient plus sensibilisés à ne pas mettre la pression sur les élèves, et éveiller aussi les parents à ces sujets. »
Les jeunes du campus de Montreuil auront l’opportunité de réfléchir à ces enjeux tout en privilégiant détente et loisirs. « Le campus aura une approche ludique en revisitant des jeux de société tels que le Loup-garou et le Dixit », détaille Clémence Monvoisin, fondatrice de l’association Facettes. Des « world cafés », temps de rencontre interactifs, alterneront avec des moments plus festifs. « L’enjeu sera de sensibiliser, transmettre des connaissances et développer l’esprit critique et le pouvoir d’agir des jeunes qui vont travailler à la production d’une ressource », poursuit Clémence Monvoisin.
Un week-end pour prendre la parole et lever les tabous sur un sujet que la génération émergente estime crucial. Afin d’entretenir et soigner sa santé dans un monde souvent brutal.