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Djeneba Keita : « Les personnes fragiles sont appelées quotidiennement »

Publié le 10 août 2026 | N°224

Maire adjointe déléguée à la vie économique, aux affaires sociales et aux solidarités

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Comment la Ville a-t-elle pu réagir face à cet épisode caniculaire d’une intensité exceptionnelle ?

Lorsque le préfet a déclenché l’alerte rouge canicule, le plan d’urgence a aussitôt été mis en place avec le maire, le centre communal d’action sociale (CCAS) et Est Ensemble. Nous n’avons pas été complètement pris au dépourvu, puisque cela s’inscrit dans des actions de long terme, à l’exemple de la végétalisation de la ville. De même, comme le plan hiver, le plan canicule a toujours existé et est déclenché chaque année à partir du 1er juin, mais il est aujourd’hui renforcé. Notamment grâce au groupe de travail qui réunit les services publics et les associations afin de soutenir toute l’année les personnes en précarité.

Que cela signifie-t-il pour ces personnes ?

Le CCAS a mis en place un registre de personnes isolées ou fragiles à suivre quotidiennement. Des personnes que nous connaissons déjà, d’autres qui nous sont signalées par les familles, les voisins, les gardiens d’immeuble ou les médiateurs de la ville. Elles sont contactées trois fois par jour et, lorsqu’elles ne répondent pas, des agents de la Ville vont sonner à leur porte. Pendant l’épisode caniculaire, la municipalité a ouvert un équipement municipal pour permettre aux sans-abri de se rafraîchir et de se reposer.

Quelles leçons peut-on déjà retenir de cette crise ?

Cela confirme notre choix d’une écologie populaire, qui est un impératif de justice sociale. C’est-à-dire les plantations d’arbres pour développer les îlots de fraîcheur, mais aussi la rénovation thermique pour tous – bâtiments publics, écoles et logements –, qui doit s’imposer avec un engagement massif de l’État, compte tenu des moyens nécessaires.