Interviews
« Faire place, favoriser le lien entre Montreuil et Paris, en évitant le tout-routier »
Gaylord Le Chéquer, premier adjoint au maire délégué à la ville résiliente, à l’aménagement, à l’urbanisme, aux espaces publics, aux mobilités et à la protection des Murs à pêches.
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© Meyer
Comment Montreuil a-t-elle été associée au réaménagement de la porte de Montreuil?
Tous les terrains concernés se trouvent à Paris, mais des milliers de Montreuillois et de Bagnoletais habitent aux abords de la porte. C’est pourquoi le projet d’aménagement lui-même a été élaboré, sous le pilotage de la ville de Paris, en concertation avec les villes voisines et l’établissement public territorial d’Est Ensemble. Montreuil était dans le jury de l’appel à projets. Et nous avons participé avec les habitants de Montreuil à toutes les étapes de concertation et à toutes les réunions publiques qui ont eu lieu côté Paris 20e.
Pourriez-vous résumer la philosophie du projet, ses axes forts?
Le principe peut se résumer en une expression: «faire place». Il s’agit de favoriser le lien entre Paris et Montreuil, en évitant la logique du tout-routier, qui engendre des problématiques de pollution et de sécurité. La végétalisation fait aussi partie des grands objectifs du projet. Pour animer le lieu, sont prévues des constructions aux abords, qui permettront d’apporter des services, de l’activité… Sans oublier le marché aux puces.
Qu’est-ce qui va changer du côté de Montreuil?
D’abord, cela restructure l’entrée de ville, aujourd’hui très routière, très abîmée, très «insécure» pour les piétons et les cyclistes notamment. Les nouvelles continuités cyclables entre Montreuil et Paris favoriseront les transports alternatifs à la voiture. Et puis, c’est un projet qui accompagne la transformation du Bas-Montreuil dans le secteur de la ZAC Fraternité. Se pose bien sûr la question du devenir du centre commercial de la Grande-Porte, dont le modèle a mal vieilli. Les investisseurs se précipitent déjà sur les propriétaires des lieux. Nous préconisons une intervention publique qui nous permette de maîtriser l’évolution du site. Ce sera l’un des gros sujets de ce début de nouveau mandat.
Jean-François Monthel