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Grâce à l’association Kâlî, les mères en exil suivent en confiance des cours de français

Publié le 21 août 2026 | N°221

Le mercredi, l’association Kâlî organise à A.E.R.I. un temps d’échange et d’apprentissage du français destiné à des femmes en exil. L’espace garderie y joue un rôle clé.

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Kâli propose un accompagnement très humain.

© JULIETTE DE SIERRA

Créée en 2016 et alors installée à Comme vous émoi, tiers-lieu culturel et solidaire, Kâlî proposait un accompagnement juridique des femmes dans leur parcours de régularisation, en soutenant l’apprentissage du français. Mais, pour bien des femmes, seules avec un ou plusieurs enfants, suivre des cours se révèle très difficile, car prenant beaucoup de temps. En 2020, Kâlî s’est recentrée sur l’alphabétisation et installée dans les locaux de l’association d’interventions sociales A.E.R.I. « Ici, tout un tas de gens s’investissent dans des initiatives solidaires », remarque Anne-Lise Taupiac, bénévole depuis les débuts. L’équipe, composée de femmes, propose des cours en non-mixité, « cadre essentiel, selon Anne-Lise, pour ces femmes exposées à la violence masculine ».

AU PLUS PRÈS DES BESOINS

Pour instaurer la confiance et donner envie aux participantes de revenir, Kâlî mise sur un accompagnement très humain. Une garderie accueille les enfants pendant les cours. Un fonctionnement en binôme permet un suivi individualisé. « Il y a autant de bénévoles que de bénéficiaires », résume Jacquie Lambourdière, militante à la Maison des femmes – Thérèse-Clerc et adhérente de Kâlî depuis trois ans. Léa

Rey, qui coordonne la garde des tout-petits, souligne « le lien créé avec les enfants, que les mamans ressentent et qui les met en confiance ». Pour préserver cet accueil attentif, l’association recherche régulièrement de nouvelles bénévoles, même sans expérience. « Il n’y a pas de hiérarchie, c’est très ouvert, chacune apporte son énergie et ses propositions! » explique Léa, qui a découvert Kâlî lors d’un repas de Noël, il y a quatre ans. Après chaque session, bénévoles et apprenantes se retrouvent pour un dîner. Souvent des pizzas, parfois, les jours de fête, des plats préparés par les participantes. Une autre manière de célébrer la solidarité, ADN de Kâlî.

À SAVOIR:

Le mercredi à partir de 18 h à A.E.R.I., 

57, rue Étienne-Marcel,

associationkali2@gmail.com