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« Je vois le vide qui reste sur mon corps » Jordan et « Dès que je surmonte un traumatisme, je le marque dans ma peau » Laura

Publié le 17 juillet 2026 | N°225

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© Juliette De Sierra

Jordan, 35 ans, vidéaste, webdesigner

« J’ai choisi un XIV, une date sentimentale, comme premier tattoo. Enfant, j’avais déjà envie de me recouvrir le corps. Mes références, c’étaient des rappeurs, des rockers,  des basketteurs… Aujourd’hui, quand je regarde ma peau, mon préféré, c’est une carpe koï, symbole de persévérance et de courage. Mais je vois aussi le vide qui reste pour de nouveaux tattoos. »

Laura, 35 ans, webdesigner

« Mon premier, c’est une phrase, “Nothing given, everything earned”*, en référence au parcours de mes parents, vietnamiens. Je suis très influencée par les yakuzas, les mafieux japonais au corps intégralement tatoué. Aujourd’hui, tous mes tatouages représentent des traumatismes passés. Dès que j’en surmonte un, je le marque dans ma peau. Il y en a un que j’ai recouvert par un Fu Dog, le lion gardien protecteur dont on trouve des statues à l’entrée des bâtiments en Asie. »

* « Rien n’est donné, tout est gagné. »