Dossiers
« La douleur est de pire en pire, mais on kiffe trop »
Quentin et Lucas, tous les deux 30 ans et décorateurs de cinéma
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« On se connaît depuis la primaire, à l’école Danton, et on a fait notre premier tatouage ensemble, à 21 ans. C’est le blason de notre collectif de graffeurs. Donc, forcément, on était déjà à fond dans le graphisme, et se faire tatouer c’était un prolongement naturel. Une fois passé le cap du premier, on s’est dit “Allez !” et on n’a plus arrêté.
On doit en avoir chacun environ 80 sur le corps, entre 20 et 30 sur les jambes. C’est toujours des potes qui nous les ont faits. Le design n’est pas primordial, ce qui compte c’est les moments de vie qu’ils rappellent.
On aime aussi le fait de repasser sur un ancien tatouage, comme une composition évolutive. Par contre, on ne supporte plus la douleur. À chaque fois, c’est pirequ’avant, et pourtant on kiffe trop. On y retourne ensemble et on se soutient. »