Sport
La petite balle blanche fait de plus en plus d'adeptes
Que ce soit en club, avec l’Élan sportif de Montreuil (ESDM), où le nombre de licenciés a bondi ces dernières années, ou dans l’espace public, qui accueille de plus en plus de tables, le ping-pong conquiert un large public.
Facile d’accès, ludique, popularisé par les frères Lebrun et bénéficiant d’une médiatisation galopante… Les raisons du succès de ce sport sont nombreuses.
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Le mercredi, après une séance d’entraînement intense avec son club de l’ESDM, le garçonnet de 9 ans tape la balle avec son père, Romain, sur une des tables de ping-pong en libre accès place de la République (Bas-Montreuil).
« Depuis qu’il a découvert ce sport, il veut tout le temps jouer, assure le papa. On peut rapidement jouer avec nos enfants, pas besoin d’être excellent, ça défoule et ne coûte pas cher : on trouve des raquettes bon marché dans n’importe quelle solderie et on joue sur une table installée dans l’espace public. »
Depuis quelques années, sous l’impulsion de la Fédération française de tennis de table (FFTT), le « freeping » irrigue les zones urbaines, et Montreuil n’échappe pas à la règle.
Objectif : encourager l’activité physique pour toute la famille, renforcer l’accessibilité du ping-pong, accroître sa visibilité et créer des espaces de rencontre.
À Montreuil, des tables sont apparues au parc des Beaumonts, dans les aires de jeux de la rue Hoche (La Noue), de la place de la Fraternité (Bas-Montreuil), de l’avenue du Président Salvador-Allende (la Boissière), etc. Celles et ceux qui souhaitent pratiquer toute l’année et apprendre les bons gestes peuvent se rendre à l’ESDM. Animé par Walid Elasri, ce club, après le Covid et, surtout, les JO de Paris, a vu son nombre d’adhérents passer de 110 à 200.
« Pour éviter les tables de quatre joueurs et continuer de consacrer du temps à chacun, on refuse une cinquantaine de personnes par an », révèle Walid.
« On se dépense beaucoup plus qu'il n'y paraît »
Un succès qui s’explique en partie par l’éclosion des frères Lebrun, qui ont acquis un statut de stars depuis les Jeux de Paris, et, partant, permis à ce sport de bénéficier d’une couverture médiatique exceptionnelle (notamment sur la chaîne L’Équipe, qui diffuse les grands tournois).
« J’ai découvert le ping-pong au centre de loisirs. J’ai tout de suite aimé, car on prend immédiatement du plaisir et on se dépense beaucoup, en tout cas plus qu’il n’y paraît. Je rêve même de devenir pro », raconte Ava, 11 ans, qui, en un an de pratique à l’ESDM, figure déjà dans le top 4 départemental.
Hugo, son partenaire de jeu, même âge, ne dit pas autre chose : « Pour se vider la tête, il n’y a pas mieux. Ce que j’aime le plus ? Marquer le point en tapant le plus fort possible dans la balle. »
Grégoire Remund