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La solidarité ne prend pas de vacances
En août, quand plusieurs associations d’aide alimentaire ferment leurs portes, la Ville et le centre communal d’action sociale (CCAS) prennent le relais. Quatre distributions ont permis à 260 ménages de recevoir des produits alimentaires, mais aussi de rencontrer des professionnels de santé, des travailleurs sociaux et des acteurs de l’insertion.
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Un peu de salsa dans les haut-parleurs, des enfants qui dessinent ou dévalent un petit toboggan et, tout autour, des cagettes de fruits et légumes, des produits secs, des couches. Dans le gymnase transformé pour l’occasion, on vient chercher de quoi remplir placards et réfrigérateur. Mais pas seulement. Pendant la fermeture estivale du Secours populaire, du Secours catholique, des Restos du cœur et de l’épicerie solidaire Aurore, la Ville et le CCAS assurent l’intérim, en partenariat avec Août secours alimentaire. Cette année, 260 ménages, dont certains livrés à domicile pour raisons de santé, ont bénéficié des quatre distributions, soit 25 % de plus que l’an dernier. À l’entrée, chacun est accueilli à l’heure prévue. Une carte indique la composition du foyer et permet d’adapter les quantités. Puis commence le circuit : fruits et légumes, produits secs, produits d’hygiène pour les tout-petits. Pour les personnes à mobilité réduite, des livraisons sont assurées en triporteur ou véhicule électrique.
La faim ne prend pas de vacances
santé, droits sociaux, logement ou emploi. Assistantes sociales, professionnels de santé et acteurs de l’in sertion sont présents sur place. L’occasion d’aller vers des personnes qui connaissent parfois mal les dispositifs ou ne poussent pas spontanément la porte MARION HORB des services. Accès aux soins, santé des femmes, prévention vis-à-vis des écrans, santé mentale, dépistage : les sujets ne manquent pas. Le Bus social dentaire a ainsi assuré 43 consultations en un seul après-midi. « L’intérêt, c’est de toucher des personnes qui parfois ne viennent pas d’elles-mêmes et n’ont pas de suivi médical », explique Johanna, présente depuis trois ans. Pendant que les enfants jouent dans un espace aménagé, les parents peuvent souffler, discuter ou prendre une collation. Alba*, mère de trois enfants hébergée avec sa famille dans un hôtel social, vient par l’intermédiaire du Secours populaire. Elle apprécie de retrouver ici d’autres femmes avec lesquelles échanger. Huit tonnes de fruits et légumes ont été achetées pour les quatre distributions. Et derrière les chiffres, un constat : les besoins augmentent. « La faim ne prend pas de vacances », résume Olivier Gastou, de la direction des Solidarités et du CCAS. La solidarité non plus.
Aude Rossigneux (avec Christine Chalier)
* Le prénom a été modifié.