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« Nous voyons notre corps comme une toile qui nous représente »

Publié le 17 juillet 2026 | N°225

Lacrimiora, 33 ans, serveuse

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« Mon premier tatouage, ça m’a pris comme une envie de faire pipi, à 17 ans. Je suis d’origine moldave. Donc c’est une citation en cyrillique, “Jivi na cisto”, qui veut dire “Vis à 100 %”. Je l’ai gardé secret quelques mois jusqu’à ce que ma mère le découvre. Ensuite, à 22 ans, c’est son prénom, Raisa, que j’ai fait imprimer dans mon cou. 
Pour saluer les mamans solos, qui remplissent les rôles des deux parents. Et ma mère, c’est ma reine, c’est pour ça qu’il y a une couronne sur le R. 
Une fois qu’on s’est fait piquer, on a toujours des nouvelles idées de dessins, on voit notre corps comme une toile qui nous représente. La manchette que j’ai faite à gauche, c’est pour illustrer mon parcours : un phénix en flammes (on se relève toujours) avec des pivoines. “Pivoine”, c’est la traduction de bujor, le nom de mon village en Moldavie. »