• Dossiers
  • Actualités

Partage d’expériences. Dans l’intergénérationnel, les aînés donnent le rythme

Publié le 30 septembre 2026 | N°228

Ils n’ont ni le même âge, ni les mêmes souvenirs, mais se retrouvent pour des activités et des moments partagés. À Montreuil, seniors et plus jeunes s’apprivoisent et s’enrichissent les uns les autres.

Partagez avec :

Fresque intergénérationnelle à Diderot 1

© Véronique Guillien

1, 2, 3, 4… », compte Selena, professeure de danse indienne et fondatrice de la Compagnie Bolly Firan’. Djitte et d’autres femmes seniors enflamment la salle Jean-Lurçat. « Je danse tous les jours, mais façon Bollywood, c’est la première fois. Je m’amuse bien ! » s’exclame Lahouaria entre deux gorgées d’eau. Organisée par le CCAS, cette séance d’initiation donne un avant-goût du rendez-vous du 7 octobre, qui verra une centaine d’aînés et 70 enfants des centres de loisirs se réunir pour assister à un spectacle et suivre un cours donné par les danseuses de Bolly Firan’. Après les pas de danse, les souvenirs aussi se partagent. 
Le 7 octobre sera également le jour de l’inauguration de l’exposition La Couleur des souvenirs. En juillet, seniors et enfants du centre de loisirs Marceau ont échangé des anecdotes sur des thèmes liés à la mémoire. Guidés par l’artiste Lolita Bourdet, ils ont appris à les fixer sur pellicule lors d’ateliers de photographie argentique.

Apprendre des plus petits que soi

Aux Grands-Pêchers, ces rencontres entre générations se construisent aussi au quotidien. À la Régie de quartiers, Safiye, responsable du pôle lien social, défend une présence des aînés qui ne se limite pas à l’accompagnement : « Parfois, les enfants considèrent les seniors comme des grands-parents, même s’ils ne les connaissent pas. Quand on passe toute une journée ensemble, on finit par jouer, discuter, se tenir la main, s’entraider… On ne se demande plus si on se connaît ou non. C’est ça, la richesse : pouvoir apprendre du plus grand, comme du plus petit que soi. »