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Portes ouvertes. La créativité des élèves et de leurs projets au lycée Eugénie-Cotton

Publié le 24 août 2026 | N°216

Unique en Seine-Saint-Denis, l’établissement scolaire de l’avenue Faidherbe accueillait, les 13 et 14 février, des collégiens venus rencontrer les lycéens et les enseignants pour découvrir les formations proposées.

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Les lycéens et étudiants d’Eugénie-Cotton ont à cœur d’expliquer aux visiteurs le détail du processus de création de leurs travaux.

© Juliette De Sierra

Aux côtés des cursus classiques de préparation aux services en entreprise, les filières de création graphique et numérique attirent immédiatement l’attention. La diversité des projets, l’exubérance des formes et des couleurs suscitent les questions. Dès l’entrée dans le hall, le regard est happé par une immense structure de papier blanc dressée au centre. Légère et élégante, elle capte la lumière et donne le ton. L’ambiance est animée : parents attentifs, collégiens curieux, enseignants disponibles.

Packaging, vitrines, mobilier, affiches, livres, animations numériques… Dans les salles d’arts appliqués, chaque projet retient l’œil. À côté des maquettes, les croquis préparatoires révèlent le chemin parcouru : premières idées, essais, ajustements. Ici, la créativité ne relève pas de l’improvisation. Elle se construit avec méthode et exigence. Les lycéens en sciences et technologies du design et des arts appliqués (STD2A) comme les étudiants préparant le diplôme national des métiers d’art et du design (DNMade) présentent leurs travaux avec enthousiasme.

Disponibilité et bienveillance des enseignants

« Ça me permet de tester plein de techniques différentes jusqu’au bac, pour déboucher ensuite sur les Beaux-Arts, les Arts déco, l’École nationale supérieure de création industrielle », explique Grégoire, 17 ans, en terminale STD2A. Awa, dans la même classe, habite à la Boissière. Elle souhaite devenir architecte et décrit sa maquette : « J’ai réalisé une bibliothèque géante et désordonnée, en m’inspirant
d’Harry Potter. Les petits personnages en carton montrent l’humain face à l’immensité. » Leur condisciple Maxime vient de Gagny : « Deux heures de transport par jour et, avant, j’ai dû charbonner en troisième pour pouvoir être admis. Mais je ne le regrette pas. »

Tous saluent la disponibilité et la bienveillance des enseignants, ainsi que le cadre, des petites classes de douze à quinze élèves. Un peu plus loin, les filières plus classiques présentent leurs parcours : relation client, logistique, transport, comptabilité. Gabriella, qui prépare le bac Agora et souhaite devenir assistante RH, met elle aussi en avant « des profs accessibles et une formation professionnelle très complète ». À la sortie, on quitte des élèves confiants, impatients de finir leurs études et d’entrer dans la vie active. 

 


Ce qu'ils en disent

VictorAnneix, 20 ans, étudiant en DNMade-Graphisme en mouvement
Ce sont des profs et des copains qui m’ont parlé de ce cursus. On travaille en petits groupes, on se parle, c’est comme une famille. Les professeurs nous accompagnent vraiment. J’aime le travail sur des projets concrets. Chaque élève a réalisé une story pour les réseaux sociaux de la Cité de l’architecture et du patrimoine. On apprend à structurer une idée et à la présenter clairement. Je voudrais travailler dans le cinéma ou dans les animations et les effets spéciaux pour les jeux vidéo.

Julie Lecosse Salomon, 20 ans, étudiante en DNMade-Objet éditorial

Je viens d’Asnières. Pour l’instant, je me destine à l’édition, mais j’ai aussi envie d’explorer d’autres choses. C’est pour ça que je vais faire mon stage de trois mois au musée de l’Histoire vivante. Ce qui me plaît, c’est l’objet éditorial, l’identité visuelle, sur tous les supports, papier et numérique. On a aussi des cours généraux : littérature, philo, gestion, anglais, physique chimie et travail des matériaux. Les profs nous considèrent comme des collègues, ce n’est pas du tout le rapport scolaire traditionnel.

Mélanie Huguet, 19 ans, étudiante en DNMade-Objet éditorial

On a fait un gros travail éditorial (brochures, livrets, affiches…), intitulé « Banquise », à partir d’une expo fictive sur la thématique de la fonte des glaces. Les enseignants nous poussent aussi à utiliser l’IA, mais comme un moyen au service de nos projets. Par exemple, pour nous aider à définir une identité visuelle. On utilise aussi un fablab, qu’on partage avec les terminales STD2A et un appareil de risographie [ndlr : sérigraphie mécanisée] avec les étudiants en arts appliqués préparant le diplôme supérieur d’arts appliqués (DSAA).