Robert : « Je restais deux mois en colo ! »
Né à Montreuil en 1945, Robert Vigneron grandit dans le Bas-Montreuil, rue Édouard-Vaillant, où habitaient également ses grands-parents. Il fait toute sa carrière comme dessinateur industriel. Robert est depuis toujours militant du Parti communiste, comme le fut sa mère avant lui. Son fils, Florian, a été adjoint au maire de Montreuil de 2020 à 2026.
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« Ma mère m’a élevé seule. Elle était ouvrière en usine. On était très pauvres. Comme elle était au Parti communiste, je me souviens, un camarade est venu à la maison pour lui dire qu’elle aurait droit à une aide si elle m’envoyait en colo. Elle ne voulait rien demander, elle avait honte. Sans les colos, je pense que je ne serais jamais parti en vacances. Je voulais voir la mer. Ça me faisait rêver, la mer. Ma première colo, j’avais 10 ans. Ils ont voulu m’envoyer à la campagne, mais j’ai tellement insisté pour aller à la mer qu’ils ont craqué ! À l’époque, Montreuil avait un centre à Berck-Plage. C’était un bâtiment en bois, vétuste, mais joli. Le matin, on pêchait des crevettes, qu’on faisait griller, c’était délicieux !
J’ai fait ensuite des colos à Écrille, dans le Jura, à Saint-Priest, dans le Rhône, et des camps d’ados à La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, et en Ardèche.
Il m’est arrivé de rester deux mois de suite en colo, c’était un peu long à la fin. J’en garde des souvenirs incroyables. Les nuits à la belle étoile en montagne ! Les descentes en kayak ! Les randonnées à cheval en Camargue ou à pied en Ardèche ! D’ailleurs, c’est nous qui y avons découvert le site de Sampzon, que nos moniteurs ont persuadé la mairie d’acheter [ndlr : Montreuil y possède encore un camp d’ados]. J’y suis retourné plus tard en famille. C’était important pour moi de partager ces découvertes avec mes enfants. »