Dossiers
« Un cheminement intérieur que j’avais besoin de matérialiser »
Djahan, 39 ans, thérapeute « énergéticienne »
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« J’ai fait mon premier tatouage à 18 ans, avec des copines après le bac : un cœur avec des yeux, mais je le regrette. En revanche, je suis fière de ceux que j’ai faits sur les mains l’an dernier.
C’est en rapport avec mon métier, je fais beaucoup de massages ancestraux, mais aussi avec mes origines multiples : martiniquaise, indienne, normande, allemande, espagnole.
Le dessin de la main gauche, c’est la symbolique de l’architecture indienne. Sur la main droite, ça exprime l’élévation, un cheminement spirituel que j’ai effectué et que j’avais besoin de matérialiser. Mes tatouages, c’est comme une autobiographie, ils racontent la personne que je suis, discrète mais avec une grande force de conviction. Dans le cou, j’ai une phrase en arabe qui me résume : “La blessure d’une femme la rend guerrière.” »